mercredi 21 janvier 2009

Des mots et des petits papiers

Je ne sais plus exactement comment j'ai découvert Su Blackwell, mais je me souviens très bien comment les œuvres de cette artiste m'ont subjugué. Un peu comme des fleurs, elles sont délicates, légères et fragiles

While you were sleeping

Su réalise des œuvres poétiques, rendant les mots bien réels grâce aux pliages, découpages et collages. Elle creuse les livres ou découpe des robes (il faut dire qu'elle s'y connait, elle a étudié au Royal College Art de Londres). Son talent va même jusqu'à rendre ces sculptures de papier mobiles comme ce petite manège qui tourne.

Merry-go-Round, 2008

Ces petits bouts de papier qui s'envolent semblent être un peu comme notre imagination. Ces œuvres nous offrent un beau retour en enfance, un peu comme un voyage au pays d'Alice et l'on a qu'une envie : sauter à pieds joints dans son univers merveilleux.

lundi 19 janvier 2009

Raconteurs d'histoires

Il fallait à tout prix que je parle de The Raconteurs, étant une fan invétérée.
The Raconteurs, c'est l'union de 4 grands musiciens ayant chacun réussis de leurs côtés leurs carrières : Jack White, mondialement connu grâce au groupe White Stripes (qu'il forme avec Meg White) et sans doute plus grâce à la chanson Seven Nation Army; Brendan Benson, chanteur et guitariste ayant réalisé trois albums solo, Jack Lawrence (basse) et Patrick Keeler (batterie) travaillant pour le groupe de rock The Greenhornes réalisant ainsi un groupe aux qualités musicales incontestées.

Deux albums sont sortis : Broken Boy Soldiers (2006) et Consolers of Lonely (2008). Gardant une base rock, ils arrivent à mélanger les genres : punk, blues, jazz... Sortant des sentiers balisés du quatuor rock basique (chant, guitare, basse et batterie), ils y ajoutent de nouveaux instruments comme trompettes, banjo, piano, etc ... . Il est difficile de choisir des chansons car vraiment toutes (et d'autant plus dans le dernier opus) sont de très bonne qualité, peut-être ai-je une petite préférence pour :
-Steady as she goes
-Blue Veins (Broken Boy Soldiers) ,
-You don't understand me
-The Switch and the Spur
-Attention
-Carolina Drama (Consolers of Lonely)

dimanche 11 janvier 2009

Mais qui est Cindy Sherman ?

Cindy Sherman était un de mes points libres lors de la réalisation de mon dossier d'histoire des arts en Terminal. J'apprécie beaucoup son travail, et je voulais en parler. Cet article est donc constitué de morceaux choisis.

Sherman enfin elle même : Cindy Sherman par Lian Thomson pour le Sunday Herald Magazine (2003)

Photographe originale, Cindy Sherman a étonné le monde de la photographie avec ses autoportraits conceptuels. Rares sont ceux qui connaissent son vrai visage alors qu'elle est toujours au centre de ses œuvres. Mais grimée, costumée, elle se camoufle afin de donner corps à ses personnages, mais aussi pour que Cindy Sherman disparaisse sous le maquillage. Toutes ses photographies sont regroupées en séries, toutes aussi différentes les unes des autres : elle peut passer d'un univers cauchemardesque dans Civil War où trônent les cadavres à un univers ironique comme dans sa série History Portraits où elle reproduit à sa manière les plus grandes œuvres des maîtres de la Renaissance. Mais malgré cette diversité Cindy Sherman pose toujours la même question celle de la notion d'identité.


Sherman est une photographe "engagée". A travers ses photos, elle dénonce principalement le rôle et la représentation de la femme dans notre société occidentale, et les effets pervers que la publicité, la télévision ont sur la femme moderne. Elle arrive à s'approprier les codes de l'image et à les détourner. Ce qu'il y a d'étonnant avec elle, c'est sa capacité à se grimer, à se laisser disparaître derrière ses personnages; elle utilise son visage comme quelque chose de neutre. Elle arrive aussi à passer d'une série à l'autre, d'un univers glamour à un univers morbide et réussit toujours à faire passer ses messages. Car malgré tout, chaque photo n'a pas un message, l'auteur laisse une libre interprétation aux spectateur "Mes photos ne sont pas un clou enfoncé dans la tête des gens. Et j'ai beaucoup changé de registre". L'interprétation doit être multiple. Malgré tout, on trouve un point commun à toutes ses photos: la représentation n'est jamais joyeuse. On ressent toujours au minimum un malaise au pire une impression morbide. Et même lorsqu'elle se déguise en clown dans la série Clowns, ses personnages possèdent tous un air malsain. Elle travaille dans cette série sur l'ambiguïté du personnage qui symbolise l'enfance mais pourtant qui en terrorisa plus d'un. Et puis y-a-t-il personnage plus hypocrite avec son faux sourire qu'un clown ?


Cindy Sherman -The office Killer, 1995-


Sherman travaille aussi sur le sexe, sa représentation et la représentation de la femme comme objet sexuel. La série Centerfolds/Horizontals commandée par le magazine Artforum ne fût pas publiée car les photos furent très controversées. En effet, Sherman reproduit le cadre horizontal et serré sur des personnages féminins alors que ces dimensions sont utilisées principalement dans les magazines de charme. Les femmes sont angoissées et ont des postures de victimes. Elle dénonce avec humour les carcans dans lesquels est enfermée la femme, et malgré des oeuvres plutôt féministes, Sherman ne passe aucun message politique clair. Elle utilise un humour noir où le plus souvent jeu et horreur se mélangent.


Untitled film still #14, 1978

Ce qui est le plus étonnant dans la photographie de Cindy Sherman, c'est qu'elle utilise le déguisement pour faire tomber les masques de la société, ses clichés permettent justement de dénoncer "les clichés".




vendredi 9 janvier 2009

Tavi is a genius

Selon moi, c'est le fait d'avoir son ou ses styles qui donne à une personne un charisme, une classe énorme. On voit alors des gens habillés avec des fringues que l'on aurait imaginé sur personne, et qui pourtant donne à cette personne un aura particulier. Rares sont ceux qui y arrivent ! Cette quête vers notre style commence pour la plupart à l'adolescence. Début de l'indépendance, de l'argent de poche aussi, on commence alors à choisir, à acheter nos habits nous même. Bien sûr, il y a des erreurs. Mais il existe des exceptions. Et je ne vous dis pas la claque que j'ai alors reçu en découvrant le blog de Tavi.


Tavi est une petite américaine de douze ans à la culture mode impressionante. Elle se grime, se déguise et donne un chic fou à de nombreuses nippes. Ses photos, elle les prends elle même, la plupart dans son jardin. Sa bouille, sa spontanéité donne une fraicheur à ses looks et à ses photos.


C'est sans doute parce qu'elle ne se prends pas au sérieux et qu'elle ne veut pas ressembler à toutes les petites préados, qu'elle arrive à être si talentueuse. Elle arrive ainsi à créer des combinaisons improbables.



Toutes les photos viennent de son blog. C'est aussi grâce à l'intermédiaire de Géraldine Dormoy et de son Café Mode que j'ai découvert Tavi.

Desiree Dolron

Photographe contemporaine néerlandaise mais aussi photo journaliste, Desiree Dolron est principalement connue pour son travail qui nous rappelle tellement la peinture flamande. La palette chromatique reste aux essentiels : noir, blanc dominent tandis que quelques couleurs s'immiscent dans ses photos. Les photos sont traitées numériquement mais cela sans empêcher le rapprochement avec des peintres comme Rembrandt et sa Leçon d'anatomie (1632).

Desiree Dolron -Xteriors VIII (2006)

La lumière joue un rôle essentielle, tout comme les clairs-obscurs qui créent une atmosphère ambigüe, entre mystère, angoisse et apaisement. Les costumes, le décor sont minimalistes, seul l'essentiel reste. Les deux couleurs principales s'opposent donnant une certaine force aux photos.


Dans sa série Gaze, les protagonistes se dénudent pour être photographiés dans l'eau, rendant l'impression picturale plus importante. La limite entre les couleurs et la lumière sont alors plus floues.


Desiree Dolron-Gaze, study number 15

L'art de Dolron ne s'arrête pas à ça. Ainsi je vous invite à aller visiter son site : http://www.desireedolron.com/

Suivre le fil

J'ai commencé à étudier l'histoire des arts en entrant au lycée. J'ai découvert une vraie passion. En arrivant à la fac (c'est à dire cette année), j'ai malheureusement dû arrêter. L'histoire déjà est une matière que j'apprécie, mais aussi tous les arts me plaisent : la sculpture, le dessin, la peinture, le cinéma, la danse, la photographie, la mode, l'architecture,la bande dessinée, la musique, l'art des rues, la littérature. Peut-être ai-je une légère préférence pour la photo, le cinéma et la mode. Ainsi l'essentiel de ce blog sera tourné vers ces différents arts.

Cette première année à la fac sonne aussi comme le début de l'indépendance et des nouveautés, je n'oublierais donc pas de vous parlez des débuts d'une nouvelle vie qui s'annonce pleins de projets et d'espoirs.