mardi 28 avril 2009

6 Milliard d'autres

Retour au "Champs Libre" de Rennes, cette fois-ci pour y voir l'exposition de Yann Arthus Bertrand qui a quitter le Grand Palais pour venir s'installer en terre bretonne.
"6 Milliard d'autres" c'est trois yourtes, des milliers de visage et de récits du monde entier. Dans chaque yourtes, un thème différent est abordé. Et chaque semaine, ces thèmes changent. Ces histoires nous rappellent nos différences mais aussi nos ressemblances.
Quand je m'y suis rendu, les thèmes abordés étaient Mieux vivre que ses parents, Guerre et Histoires d'amour.

En changeant de yourte, les sentiments changent. On se retrouve dans une sorte de vie en accélérée où en 1h30, nous passons de l'espoir au désespoir, de la peur à la joie, du rire aux larmes.

mercredi 18 mars 2009

La douceur du Caramel


A Beyrouth, cinq femmes retrouvent dans l'institut "Si Belle" un refuge où elles peuvent parler librement de leurs vies, leurs amours, leurs sexualités.
Eprise de Rabih (qui est pourtant marié), Layale (Nadine Labaki) ne vit que pour ses coups de klaxons et de téléphone. Nisrine va bientôt se marier avec un musulman mais elle n'est plus vierge. Rima est perturbée par son attirance pour les femmes, et attend les visites de cette belle cliente aux longs cheveux. Jamale abandonnée par son mari pour une femme plus jeune, refuse de vieillir. Rose quant à elle, a sacrifié sa vie pour s'occuper de sa folle de soeur, Lili.


A travers leurs questions, leurs intimités et leurs contradictions, c'est 5 femmes nous touchent. Layale, bien que fervente chrétienne, à une liaison avec un homme marié. A 30 ans, elle vit encore chez ses parents (n'étant pas marié) et à travers Rabih transgresse l'interdit. Cependant, enfermée dans cette liaison, elle ne voit pas ce charmant policier qui pourtant lui fait de l'oeil. Au fil du film, l'obsession devient trop forte : elle cherche à rencontrer "l'autre femme", celle qu'il ne veut pas quitter.


Rami doit faire face à des désirs qui n'ont pourtant pas leurs places dans la société actuelle. Son homosexualité n'est jamais dit explicitement. Ce sont les regards, les gestes et son désintérêt complet pour le livreur qui nous l'apprenne. Alors que la femme aux cheveux longs (qui l'obsède) représente une certaine émancipation de la femme, symbolisée par ses longs (et si beaux) cheveux qu'elle va se décider à couper.


Jamale refuse de vieillir et veut enfin briller en devenant actrice. Abandonné par son mari -sans doute pour une fille plus jeune- elle tente de lutter par le temps à travers différents artifices : sports, maquillage, scotch, allant même jusqu'à mimer ses règles.

Nisrine, musulmane de confession, de se marier. Elle se trouve face un à dilemme, n'étant plus vierge, doit-elle se faire recoudre ou tout dire à son futur mari ? Elle trouve dans l'institut un endroit où elle peut enfin s'épanouir car en dehors le poids des traditions l'entrave.


Rose a sacrifié sa vie pour s'occuper de Lili, sa grande soeur. Quand enfin un homme s'intéresse à elle, elle va préféré choisir sa soeur. Lili quant à elle ramasse tous les papiers qu'elle trouve et espère retrouver l'homme qu'elle aime.

On a du mal, en voyant le film, à croire que c'est le premier long métrage de Nadine Labaki et que les actrices principales ne sont pas professionnelles.
Ce film peut faire penser à un film d'Almodovar tellement les femmes sont sublimées et on retrouve des questionnements similaires : la vieillesse, l'amour sororale, la sexualité.
Tous nous plongent dans l'univers de cette institut : les lumière qui tournent autour du caramel (jaune orangée), la musique orientale. Les hommes ont aussi une place importante, enfin les bons hommes : le policier romantique est prêt à tout pour Layale, l'homme âgé est élégant et fais la cour à Rose. Seul le fiancé a le mauvais rôle, mais de lui, on ne sera rien : ni son visage, ni même son prénom.








lundi 9 mars 2009

Ingres et Picasso

Je viens d'apprendre un truc qui va révolutionner ma vie (ou presque). Ingres et Picasso ont un point commun : ils adorent les personnages déformés. Ingres serait donc un peu plus "marrant" qu'on pourrait le croire en voyant ses portraits de femme très académique

La grande odalisque, 1814

Il suffit de regarder plus attentivement ses tableaux de femmes, comme ici dans La grande odalisque. Essayez juste de prendre sa posture, rien que sa façon de tourner la tête en étant de dos ... Impossible. Sa jambe droite semble prendre naissance au niveau du nombril, sa chute de rein est incroyablement longue et son sein ne semble pas impressionner par la gravité.

Alors comme quoi, après avoir compris ça, on ne semble plus vraiment étonné par notre ami Picasso.

Grand nu au fauteuil rouge, 1929





dimanche 8 mars 2009

Keira Knightley

C'est quand même dingue, comment des fois les choses se recoupent. Je voulais rédiger un article sur Keira Knightley, actrice que j'adore et admire, tant pour ses qualités cinématographiques, que pour son rôle d'égérie et son look bien affirmé. Voilà que je me retrouve à lire sa filmographie -qui est sans cesse rallongée- et que parmi la demi douzaine de films qui vont bientôt arrivés sur les écrans, deux ont plus particulièrement attirés mon attention. Tout d'abord Annie Leibovitz : Life through a lens réalisé par Barbara Leibovitz (soeur de l'intéressée), documentaire sur la vie de cette grande photographe où les rencontres de célébrités et d'anonymes se succèdent. Alors que je viens juste de terminer de rédiger l'article sur elle, article que j'ai mis un certain temps à pondre. Mais aussi The beautiful and the damned de John Curran, qui nous racontent la passion destructrice de F. Scott Fitzgerald et de Zelda Sayre alors que je viens juste de terminer Alabama Song de Gilles Leroy, je compte aussi en parler prochainement !

Tout ça pour en arriver à lancer une nouvelle "chronique" qui consacrent "Mes icônes", les personnes que j'admire...
Comme beaucoup de monde j'ai l'ai découverte dans Joue là comme Beckam suivi par l'immanquable Pirates des Caraïbes. J'aime beaucoup son jeu, sa maturité. Elle joue beaucoup dans les "films d'époque", il faut aussi dire qu'elle est une des meilleurs là dedans, Orgueil et Préjugés et Reviens moi de Joe Wright restera pour moi ses meilleurs films. Son visage juvenil est parfait pour jouer les romantiques prises dans les tourmentes de l'amour. Cependant elle essaye de se donner une autre image comme dans Domino où elle joue la chasseuse de prime Domino Harvey, une alcoolique dans The Jacket (que j'ai particulièrement détesté). On pourra aussi la voir prochainement dans un film de science fiction.
C'est une fille sans scandale qui au contraire préfère utiliser son image à des fins caritatives comme dernièrement en posant pour des T-shirts réalisés par Stella McCartney pour Red Nose Day

Devenue égérie du parfum Mademoiselle Coco de Chanel, j'aime particulièrement son look,. Dans la rue, il est plutôt androgyne (elle est souvent du genre à piquer les fringues de son mec) et sans réelle prise de tête, on n'a pas l'impression qu'elle ait passé 1 heure devant sa penderie à réfléchir à ses tenues. Pour ses apparitions, en tant que bonne égérie, elle porte de nombreuses robes Chanel, mais c'est sa robe Valentino des Golden Globe Award de 2006 qui est remarquée par Steven Cojocaru.



samedi 7 mars 2009

Traversez le miroir

Nicole Kidman, New York 2006

Ca faisait un moment que je voulais parler d'Annie Leibovitz, célébrissime photographe américaine.
Cette photo de Zac Efron et Vanessa Hudgens m'a décidé : je la trouve superbe. Bon d'accord, il s'agit aussi de mon "conte de princesse" de petite fille. Mais la beauté glacée de l'actrice contraste avec l'intimité du baiser. C'est ce que j'aime dans les photos d'Annie Leibovitz, elles sont très lisse -souvent retravaillé par ordinateur- mais elles laissent quand même une place aux sentiments, certes minime. Enfin elle nous offre surtout une porte ouverte vers le rêve, vers un pays imaginaire...

Zac Efron et Vanessa Hudgens

Elle est connue principalement pour ses portraits de star ainsi que ses nombreuses participations pour les shoots du magazine Vanity Fair. La mise en scène est toujours parfaite, presque cinématographique.


Pour les portraits les plus célèbres, on peut citer John Lennon nu et Yoko Ono (habillée) allongés et enlacés, Demi Moore enceinte et nue ou encore dernièrement Miley Cyrus (jeune ado-star), elle aussi quelque peu dénudée, ce qui d'ailleurs choqua l'Amérique puritaine.

Avec son objectif, elle rentre dans l'intimité des stars, les rendant tour à tour vulnérable ou au contraire -rentrant dans le jeu du star système- leur donnant l'image lisse et glamour.
Patti Smith et ses deux fils Jackson et Jesse

Elle photographie aussi sa vie, ses journées, nous racontant ainsi sa famille, ses rencontres, ses reportages mais aussi et surtout Susan.
Susan c'est Susan Sontag, son amie, sa compagne. Essayiste et romancière, elle écrira Essai sur la photographie durant 5 ans. Elle mourra d'une leucémie en 2004.

Susan Sontag

J'aime la façon d'Annie de passer comme cela de l'uivers superficiel d'Hollywood à celui plus profond de l'intimité. Les couleurs disparaissent laissant alors place au noir et blanc, un peu comme un costume que l'on abandonne.

EDIT : Hier soir (c'est à dire le 24 mai 2009) a été diffusé sur Arte, le reportage sur Annie Leibovitz réalisé par Barbara Leibovitz. Annie Leibovitz : A life through a lens ne pourrait être plus complet. On y apprend tous sur son parcours, du magazine Rolling Stone à Vogue; de sa participation à la tournée des Rollings Stone; de son addiction à différentes drogues; de sa famille (ses soeurs et frères, ses parents, ses 3 filles), de ses voyages et de ce lien très étroit avec Susan. La plupart des sujets sont très bien traités, on comprend mieux sa façon de travailler, de voir le monde. En même temps qui pouvait mieux réalisé ce reportage que sa soeur...

lundi 2 février 2009

La vie est une farce

Gilbert Garcin est un jeune homme de maintenant 80 ans. Toujours au centre de ses photos -très régulièrement avec sa femme-, j'adore particulièrement sa façon de déstructurer les photos, de jouer avec les règles de l'optique en réalisant des photomontages. Le travail dans l'espace est promordiale. Ces photos, toujours en noir et blanc, ont toujours une pointe d'absurde, une trace d'humour. Les titres ont une place essentielle pour la compréhension du second degré de Garcin, certains inspirés de la mythologie, proverbes;

175-Changer le monde

D'autres par la peinture, avec ici une référence au peintre Kasimir Malevitch et son suprématisme.

309- Le Ying et le Yang (ou les Malevitch choissisent un tapis)


349- Les limites du désir

Ou encore la littérature, comme cette référence à Jean Paul Sartre et à son livre Huis Clos (d'ailleurs le seul homme de cette pièce s'appelle Joseph ... Garcin);

236- L'enfer, c'est les autres

Vu sur la place de la mairie à Rennes, un petit échantillon de ses photos ont été exposés en grande taille. J'aime son côté décalé, sa légèreté, on dirait un peu un savant fou. Malgré ses 80 ans, et avec sa femme, et bien oui on dirait encore un jeune homme.

179- L'union

mercredi 21 janvier 2009

Des mots et des petits papiers

Je ne sais plus exactement comment j'ai découvert Su Blackwell, mais je me souviens très bien comment les œuvres de cette artiste m'ont subjugué. Un peu comme des fleurs, elles sont délicates, légères et fragiles

While you were sleeping

Su réalise des œuvres poétiques, rendant les mots bien réels grâce aux pliages, découpages et collages. Elle creuse les livres ou découpe des robes (il faut dire qu'elle s'y connait, elle a étudié au Royal College Art de Londres). Son talent va même jusqu'à rendre ces sculptures de papier mobiles comme ce petite manège qui tourne.

Merry-go-Round, 2008

Ces petits bouts de papier qui s'envolent semblent être un peu comme notre imagination. Ces œuvres nous offrent un beau retour en enfance, un peu comme un voyage au pays d'Alice et l'on a qu'une envie : sauter à pieds joints dans son univers merveilleux.

lundi 19 janvier 2009

Raconteurs d'histoires

Il fallait à tout prix que je parle de The Raconteurs, étant une fan invétérée.
The Raconteurs, c'est l'union de 4 grands musiciens ayant chacun réussis de leurs côtés leurs carrières : Jack White, mondialement connu grâce au groupe White Stripes (qu'il forme avec Meg White) et sans doute plus grâce à la chanson Seven Nation Army; Brendan Benson, chanteur et guitariste ayant réalisé trois albums solo, Jack Lawrence (basse) et Patrick Keeler (batterie) travaillant pour le groupe de rock The Greenhornes réalisant ainsi un groupe aux qualités musicales incontestées.

Deux albums sont sortis : Broken Boy Soldiers (2006) et Consolers of Lonely (2008). Gardant une base rock, ils arrivent à mélanger les genres : punk, blues, jazz... Sortant des sentiers balisés du quatuor rock basique (chant, guitare, basse et batterie), ils y ajoutent de nouveaux instruments comme trompettes, banjo, piano, etc ... . Il est difficile de choisir des chansons car vraiment toutes (et d'autant plus dans le dernier opus) sont de très bonne qualité, peut-être ai-je une petite préférence pour :
-Steady as she goes
-Blue Veins (Broken Boy Soldiers) ,
-You don't understand me
-The Switch and the Spur
-Attention
-Carolina Drama (Consolers of Lonely)

dimanche 11 janvier 2009

Mais qui est Cindy Sherman ?

Cindy Sherman était un de mes points libres lors de la réalisation de mon dossier d'histoire des arts en Terminal. J'apprécie beaucoup son travail, et je voulais en parler. Cet article est donc constitué de morceaux choisis.

Sherman enfin elle même : Cindy Sherman par Lian Thomson pour le Sunday Herald Magazine (2003)

Photographe originale, Cindy Sherman a étonné le monde de la photographie avec ses autoportraits conceptuels. Rares sont ceux qui connaissent son vrai visage alors qu'elle est toujours au centre de ses œuvres. Mais grimée, costumée, elle se camoufle afin de donner corps à ses personnages, mais aussi pour que Cindy Sherman disparaisse sous le maquillage. Toutes ses photographies sont regroupées en séries, toutes aussi différentes les unes des autres : elle peut passer d'un univers cauchemardesque dans Civil War où trônent les cadavres à un univers ironique comme dans sa série History Portraits où elle reproduit à sa manière les plus grandes œuvres des maîtres de la Renaissance. Mais malgré cette diversité Cindy Sherman pose toujours la même question celle de la notion d'identité.


Sherman est une photographe "engagée". A travers ses photos, elle dénonce principalement le rôle et la représentation de la femme dans notre société occidentale, et les effets pervers que la publicité, la télévision ont sur la femme moderne. Elle arrive à s'approprier les codes de l'image et à les détourner. Ce qu'il y a d'étonnant avec elle, c'est sa capacité à se grimer, à se laisser disparaître derrière ses personnages; elle utilise son visage comme quelque chose de neutre. Elle arrive aussi à passer d'une série à l'autre, d'un univers glamour à un univers morbide et réussit toujours à faire passer ses messages. Car malgré tout, chaque photo n'a pas un message, l'auteur laisse une libre interprétation aux spectateur "Mes photos ne sont pas un clou enfoncé dans la tête des gens. Et j'ai beaucoup changé de registre". L'interprétation doit être multiple. Malgré tout, on trouve un point commun à toutes ses photos: la représentation n'est jamais joyeuse. On ressent toujours au minimum un malaise au pire une impression morbide. Et même lorsqu'elle se déguise en clown dans la série Clowns, ses personnages possèdent tous un air malsain. Elle travaille dans cette série sur l'ambiguïté du personnage qui symbolise l'enfance mais pourtant qui en terrorisa plus d'un. Et puis y-a-t-il personnage plus hypocrite avec son faux sourire qu'un clown ?


Cindy Sherman -The office Killer, 1995-


Sherman travaille aussi sur le sexe, sa représentation et la représentation de la femme comme objet sexuel. La série Centerfolds/Horizontals commandée par le magazine Artforum ne fût pas publiée car les photos furent très controversées. En effet, Sherman reproduit le cadre horizontal et serré sur des personnages féminins alors que ces dimensions sont utilisées principalement dans les magazines de charme. Les femmes sont angoissées et ont des postures de victimes. Elle dénonce avec humour les carcans dans lesquels est enfermée la femme, et malgré des oeuvres plutôt féministes, Sherman ne passe aucun message politique clair. Elle utilise un humour noir où le plus souvent jeu et horreur se mélangent.


Untitled film still #14, 1978

Ce qui est le plus étonnant dans la photographie de Cindy Sherman, c'est qu'elle utilise le déguisement pour faire tomber les masques de la société, ses clichés permettent justement de dénoncer "les clichés".




vendredi 9 janvier 2009

Tavi is a genius

Selon moi, c'est le fait d'avoir son ou ses styles qui donne à une personne un charisme, une classe énorme. On voit alors des gens habillés avec des fringues que l'on aurait imaginé sur personne, et qui pourtant donne à cette personne un aura particulier. Rares sont ceux qui y arrivent ! Cette quête vers notre style commence pour la plupart à l'adolescence. Début de l'indépendance, de l'argent de poche aussi, on commence alors à choisir, à acheter nos habits nous même. Bien sûr, il y a des erreurs. Mais il existe des exceptions. Et je ne vous dis pas la claque que j'ai alors reçu en découvrant le blog de Tavi.


Tavi est une petite américaine de douze ans à la culture mode impressionante. Elle se grime, se déguise et donne un chic fou à de nombreuses nippes. Ses photos, elle les prends elle même, la plupart dans son jardin. Sa bouille, sa spontanéité donne une fraicheur à ses looks et à ses photos.


C'est sans doute parce qu'elle ne se prends pas au sérieux et qu'elle ne veut pas ressembler à toutes les petites préados, qu'elle arrive à être si talentueuse. Elle arrive ainsi à créer des combinaisons improbables.



Toutes les photos viennent de son blog. C'est aussi grâce à l'intermédiaire de Géraldine Dormoy et de son Café Mode que j'ai découvert Tavi.

Desiree Dolron

Photographe contemporaine néerlandaise mais aussi photo journaliste, Desiree Dolron est principalement connue pour son travail qui nous rappelle tellement la peinture flamande. La palette chromatique reste aux essentiels : noir, blanc dominent tandis que quelques couleurs s'immiscent dans ses photos. Les photos sont traitées numériquement mais cela sans empêcher le rapprochement avec des peintres comme Rembrandt et sa Leçon d'anatomie (1632).

Desiree Dolron -Xteriors VIII (2006)

La lumière joue un rôle essentielle, tout comme les clairs-obscurs qui créent une atmosphère ambigüe, entre mystère, angoisse et apaisement. Les costumes, le décor sont minimalistes, seul l'essentiel reste. Les deux couleurs principales s'opposent donnant une certaine force aux photos.


Dans sa série Gaze, les protagonistes se dénudent pour être photographiés dans l'eau, rendant l'impression picturale plus importante. La limite entre les couleurs et la lumière sont alors plus floues.


Desiree Dolron-Gaze, study number 15

L'art de Dolron ne s'arrête pas à ça. Ainsi je vous invite à aller visiter son site : http://www.desireedolron.com/

Suivre le fil

J'ai commencé à étudier l'histoire des arts en entrant au lycée. J'ai découvert une vraie passion. En arrivant à la fac (c'est à dire cette année), j'ai malheureusement dû arrêter. L'histoire déjà est une matière que j'apprécie, mais aussi tous les arts me plaisent : la sculpture, le dessin, la peinture, le cinéma, la danse, la photographie, la mode, l'architecture,la bande dessinée, la musique, l'art des rues, la littérature. Peut-être ai-je une légère préférence pour la photo, le cinéma et la mode. Ainsi l'essentiel de ce blog sera tourné vers ces différents arts.

Cette première année à la fac sonne aussi comme le début de l'indépendance et des nouveautés, je n'oublierais donc pas de vous parlez des débuts d'une nouvelle vie qui s'annonce pleins de projets et d'espoirs.